Alerte Anti-Arnaque

Des e-mails frauduleux se font passer pour des notaires ou des études notariales afin de vous pousser à ouvrir un “dossier” sensible (succession, vente immobilière, procuration). Restez sur vos gardes : voici les indices qui trahissent l’arnaque et les bons réflexes pour éviter le piège.
Les escrocs usurpent l’identité d’un notaire pour donner un vernis “officiel” et créer un sentiment d’urgence. Le but est de vous faire cliquer sur un lien ou d’ouvrir une pièce jointe afin de récupérer vos données (identité, accès mail, documents, parfois même informations bancaires).
Vous recevez un message prétendant traiter un sujet sérieux : succession, acte notarié, vente immobilière, procuration, “document à signer”. Le message insiste sur la confidentialité et l’urgence, puis vous redirige vers un lien (portail de signature/partage) ou vous incite à ouvrir une pièce jointe (PDF, “document”, archive). Ensuite, une fausse page de connexion, un formulaire, ou un fichier piégé cherche à voler vos identifiants et informations.
Signaux d’alerte : expéditeur inhabituel ou domaine qui imite un vrai (lettres inversées, tirets, variantes), ton alarmant (“dernier rappel”, “à signer aujourd’hui”), lien raccourci ou suspect, pièce jointe inattendue, demande d’informations sensibles (CNI, RIB, codes), fautes/phrases étranges, coordonnées qui ne correspondent pas au notaire réel.
Si vous recevez ce type d’e-mail, ne répondez pas, ne cliquez sur aucun lien et n’ouvrez aucune pièce jointe. En cas de doute, contactez l’étude notariale via des coordonnées trouvées indépendamment (annuaire officiel) et, si vous avez interagi avec le message, sécurisez immédiatement vos comptes (mot de passe + 2FA).
Il est utile de signaler ces tentatives pour aider à bloquer les campagnes et protéger d’autres victimes : vous pouvez notamment utiliser Signal Spam (France) et, selon le cas, le portail officiel PHAROS (France) — internet-signalement.gouv.fr. Pour des conseils guidés “que faire maintenant”, consultez aussi Cybermalveillance.gouv.fr (France). En Belgique, vous pouvez signaler un e-mail ou message suspect en le transférant à suspect@safeonweb.be (Belgique) — Safeonweb.
Pour vérifier rapidement si le notaire existe et retrouver les coordonnées officielles de l’étude : utilisez l’annuaire Notaires de France (France) ou, en Belgique, l’annuaire officiel notaire.be — Trouver une étude notariale (et n’utilisez jamais les numéros/liens fournis dans l’e-mail suspect).
Pour aller plus loin et adopter les bons réflexes au quotidien, vous pouvez consulter ces ressources internes :
Avis, Critiques et Témoignages